UNE ROSE SEULE
de Muriel Barbery
Muriel Barbery, française, née en 1969 à Casablanca (Maroc)
Normalienne et Agrégée de Philosophie
Enseigne la Philosophie pendant 15 ans à l’IUFM – Romancière
Vit 2 ans à Kyoto (Japon) 2008/2009 puis 3 ans à Amsterdam ; actuellement
installée en Touraine
Pour elle, un roman est un pont entre le passé et l’avenir, une réflexion philosophique
sur l'existence ; elle précise qu’elle ne traitera pas de l’actualité ...
Thèmes récurrents : Art/Nature/Amitiés/ le Temps /La Mort/L’Amour
Elle a écrit 7 romans (2 par thème ?)
- La gourmandise en 2000
- L’élégance du hérisson en 2006 - Nombreux prix pour ce livre
(France – époque actuelle , satire sociale humoristique )
- La vie des Elfes en 2015
- Un étrange pays en 2019
Humains/Elfes aux pouvoirs magiques/croyances/guerres
- Une Rose seule en 2020 (Nature/Transmission)
- Une heure de ferveur en 2022 (Arts/Beauté)
Se passent au Japon : le 1er est l’histoire de Rose qui arrive au Japon, le 2nd est
l’histoire qui précède, soit celle de son père japonais Haru
- Thomas Helder en 2024
Mort d’un écrivain (France/Amsterdam) : Amitiés/Amours/Deuil/ Souvenirs
Muriel Barbery a été très marquée par son séjour à Kyoto : émerveillement,
omniprésence de la nature (montagne, jardins) ; même si elle reconnaît que
selon les quartiers, la « laideur contemporaine s’oppose aux beautés
ancestrales » ; les jardins japonais sont pour elle « un choc esthétique et
visuel, on est « dedans » l’œuvre avec en plus une fusion temporelle »
Roman
Rose, botaniste française, arrive au Japon pour la 1ère fois pour la lecture du
testament de son père qu’elle n’a jamais connu. Agressive, amère, cynique, en colère,
elle va découvrir selon un itinéraire imaginé par son père (marchand d’art reconnu),
les jardins et temples japonais, guidée par Paul, l’assistant de son père ; ces jardins
l’apaiseront et lui permettront d'aller vers un chemin de transformation.
Famille, filiation, héritage, deuil, émotions, métamorphose, amour
Originalité du récit : 12 courts chapitres, chacun introduit par un conte allégorique ,
japonais ou chinois, évoquant à chaque fois une fleur différente ; récit lent qui se suit
comme une méditation où on avance pas à pas, et qui révèle peu à peu les sentiments
du père absent , analysant les sensations, permettant les émotions (la vie, ses
épreuves, le temps qui passe ...), les rencontres (maisons de thé, bars, restaurants)
l’évolution et la renaissance de Rose qui accepte l’amour de son père et découvre
celui de Paul.
« Après les cendres, la Rose »
Bande dessinée
En 2024, la dessinatrice de mangas Kan Takahama, japonaise, lui propose d’adapter
le roman en BD ... elle suivra fidèlement le récit mais en seulement 8 chapitres
Les jardins japonais sont des œuvres d’art et la dessinatrice, par sa délicatesse et sa
sensibilité, apporte une force visuelle qui éternise les paysages, ce qui sublime l’âme
du roman
Commentaires du groupe :
Les participantes, en majorité, n’ont pas été touchées par ce roman, jugé répétitif,
trop lent, sans émotion ; Le personnage de Rose les agace et son histoire d’amour
leur semble évidente dès le début du roman. Le langage poétique est reconnu, la
construction jugée intéressante, originale, descriptions magnifiques des fleurs mais
les jardins japonais leur restent difficiles à imaginer... le jardin « minéral » n’est pas
apprécié car « non vivant » et complexe à comprendre..
Pour conclure et résumer ce roman : Haiku du poète ISSA (cité dans le roman)
« Nous marchons en ce monde
Sur le toit de l’enfer
En regardant les fleurs »